Difficultés de recrutement en Vendée : les réfugiés sauvent nos emplois

C’est un problème devenu majeur dans notre département vendéen, les sociétés peinent à recruter de la main d’œuvre, et ce dans tous les domaines : bâtiment, hôtellerie restauration, transport, ou encore service à la personne. Des turn-overs de plus en plus fréquents, des salariés plus volatiles qui ne s’impliquent pas à long terme, c’est le constat actuel des dirigeants d’entreprises. Les offres d’emploi sont nombreuses mais ne sont pas pourvues par les candidats français.

À côté de cela, des milliers de réfugiés arrivent sur notre territoire avec la volonté de s’intégrer dans la société. La société de travail temporaire d’insertion Siti Intérim l’a bien compris, et intègre déjà depuis plusieurs années les demandeurs d’asile à leurs programmes de formation.

D’avril à octobre 2018, Siti Intérim a également mis en place le programme de formation étatique « Hope » : « Hébergement, Orientation, Parcours vers l’Emploi ». Le principe ? Les réfugiés disposent de 400 heures d’apprentissage de la langue française, 450 heures de pratique et 4 semaines de stage, pour leur donner toutes les clés et leur assurer la meilleure réussite possible. Sur onze réfugiés formés au métier de soudeur à La-Roche-sur-Yon, la plupart ont décroché une promesse d’embauche avant la fin de leur formation et ont ainsi pu démarrer une nouvelle vie.

Pour Emmanuel Jean, gérant de Siti Intérim, il faut aller plus vite, car les procédures pour intégrer le dispositif HOPE sont très longues et les critères drastiques. « Laisser des personnes trop longtemps dans la précarité est une erreur. J’ai rencontré des réfugiés qui ont mis 5 ans à trouver leur premier emploi. L’intégration est d’autant plus dure dans ces cas-là. ». En marge de ce dispositif, Siti Intérim s’est donc intéressée au développement d’autres programmes de formation pour les réfugiés. La société propose en Loire-Atlantique et en Vendée des formations pratiques de 450 heures. Cette formation est destinée à acquérir notamment un vocabulaire propre au domaine d’activité, car l’on sait que l’un des freins majeurs à l’embauche pour ces personnes reste la barrière de la langue. Les dirigeants d’entreprise sont également rassurés car ils restent accompagnés dans toutes leurs démarches et le suivi du salarié, même après leur embauche.

Plus d’information sur l’agence SITI Intérim.